Histoire du piano

Histoire du Piano forte au Piano Moderne

L'histoire du piano est une aventure humaine passionnante. Bartolomeo Cristofori, né le 4 mai 1655 à Padoue, Italien, était un facteur de clavecins et de clavicordes réputé. Bartolomeo Cristofori doit surtout sa célébrité au piano-forte qu'il inventa à la suite de recherches et expériences pour doter le clavicorde de possibilités expressives accrues. Il choisit, pour y parvenir, une caisse de clavecin pour y installer son nouveau mécanisme.

Contrairement au clavecin où les cordes sont "pincées" par des sautereaux, la découverte fondamentale de Cristofori est la résolution d'un problème mécanique intrinsèque aux pianos : les marteaux doivent frapper les cordes mais cesser d'être en contact avec elles une fois frappées afin de ne pas étouffer le son ; ils doivent, de plus, retourner à leur position initiale sans rebondir violemment, et cela rapidement pour permettre aux notes d'être répétées à une vitesse satisfaisante.

Bartolomeo Cristofori 1655-1731, inventeur du piano forte
Bartolomeo Cristofori 1655-1731

Histoire du piano forte inventé par Bartolomeo Cristofori
Piano forte de Bartolomeo Cristofori

Le premier piano-forte date de 1698

Cristofori n'aura construit en tout qu'une vingtaine de piano-forte avant sa mort, le premier piano forte fut fabriqué vers 1698, seuls trois d'entre eux sont parvenus jusqu'à nous, ils sont datés des années 1720.
Le Musée national des instruments de musique de Rome (Italie) possède un des pianos-forte qu'il fabriqua en 1722.

Bartolomeo Cristofori, rendit son dernier souffle dans la ville de Florence, Italie, le 27 janvier 1731, à l'âge de 75 ans.

Le piano-forte évolua après lui pour devenir le piano moderne. Le mot piano est une abréviation de l'italien 'pianoforte' inventé par Bartolomeo Cristofori en 1709. L'appellation de "piano" apparaîtra en 1880.

Naissance du piano moderne

Au cours des années 1820, Erard (1780-1959) et Pleyel (Paris - 1807), développèrent l'instrument et se firent une concurrence stimulante. On sait que Chopin et Liszt utilisaient leurs pianos.
La firme Érard apporta certainement les innovations les plus importantes, plusieurs centaines de brevets, qu'elle a déposés en France et en Angleterre décrivant des améliorations importantes.

Ignace Pleyel, puis son fils, Camille, surent s'entourer de chercheurs acousticiens et de scientifiques pour développer la sonorité, ils furent les premiers en France à adopter le croisement des cordes et le cadre métallique d'une seule pièce, donnant à l'instrument plus de puissance, tout en permettant l'utilisation de cordes plus longues.

Sébastien Érard invente le système à répétition double échappement
Sébastien Érard 1752-1831

Ignace Pleyel - développe la sonorité du piano
Ignace Pleyel - 1757-1831

Sébastien Érard invente le système à répétition

En 1821, Sébastien Érard inventa le système à répétition double échappement, qui permet à une note d'être rejouée même si la touche n'est pas encore revenue à sa position initiale.
le principe du double échappement devint finalement le mécanisme standard des pianos à queue, utilisé par tous les facteurs de pianos.

Innovations importantes

D'autres innovations importantes ont été apportées durant cette période :

  • L'utilisation de trois cordes au lieu de deux pour toutes les notes sauf les plus graves.
  • Le cadre métallique, inventé en 1825 à Boston par Alpheus Babcock, situé au-dessus de la table d'harmonie, solution qui sert à supporter la tension des cordes, leur nombre, et de leur épaisseur
  • Le croisement des cordes, les cordes basses, passant au-dessus des cordes blanches, et portant sur un chevalet séparé. Cette configuration répartit mieux les tensions
  • Introduits par le fabricant parisien Jean-Henri Pape en 1826, les marteaux recouverts de feutre permettent de conserver une belle sonorité avec les cordes en acier, plus dures. Les marteaux recouverts de feutre sont désormais universellement utilisés
  • Jean Louis Boisselot inventa la pédale tonale en 1844, elle fut améliorée par le facteur Steinway en 1874

Le piano de concert moderne atteignit sa forme actuelle aux alentours du début du xxe siècle.

Alpheus Babcock invente le cadre metallique pour le piano
Alpheus Babcock invente le cadre métallique

Jean-Henri Pape invente les marteaux recouverts de feutre
Pape recouvre les marteaux de feutre

Depuis, seules des améliorations mineures ont été apportées à l'instrument. Cependant, l'ajout récent d'une nouvelle pédale, appelée pédale harmonique par son inventeur Denis de La Rochefordière, a éveillé l'intérêt de pianistes renommés.

Évolution du clavier

Le clavier n'a guère gagné qu'une demi octave entre le dernier instrument de Cristofori et la fin XVIIIe siècle passant de 54 à 60 touches. puis à 88 au cours du XIXe siècle.

Le clavier du piano moderne est composé le plus souvent de 88 touches. Les 52 touches blanches correspondent aux sept notes de la gamme diatonique, et les 36 touches noires aux cinq notes restantes de la gamme chromatique.

Stuart & Sons propose un clavier à 102 touches

Ce "standard" est parfois dépassé pour atteindre jusqu'à 102 touches. Le facteur autrichien Bösendorfer - racheté mais respecté par Yamaha - en propose 97 depuis 1909 dans son modèle 290 dit « Impérial », conçu à la demande de Busoni pour ses transcriptions d’œuvres pour orgue de Bach.

Afin de ne pas troubler les pianistes habitués au clavier de 88 touches, Bösendorfer couvre de noir les touches normalement blanches.

Plus récemment, le facteur australien Stuart & Sons ajoute encore une quarte dans les aigus et propose des instruments de 102 touches, ce dernier ne propose pas d'aménagement particulier aux claviers étendus.

Le piano jouet, quant à lui, ne comporte généralement qu'une octave de Do5 à Do6 ou de Do4 à Do5. Certains modèles de la marque Michelsonne possèdent 2 ou 3 octaves.


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